Ce chapitre ne devrait logiquement pouvoir être complété que si ce dossier reçoit l'agrément des pouvoirs public. En effet, le prix d'un tel projet dépend fortement non seulement de l'implication de l'État dans la volonté de former les catégorie sociales auxquelles nous souhaitons nous adresser, mais aussi, si c'est le cas, du nombre d'élèves que l'État et les collectivités publiques auront à former.
Cependant, il est possible aujourd'hui de chiffrer ce qu'on pourrait appeler un "prix par poste", sachant qu'un poste représenterait 1 élève et le matériel nécessaire à sa formation, hors coût de l'administration de chaque école, et hors location des murs.
On sait aussi qu'un ordinateur de ce type a une durée de 'vie' très nettement supérieure lorsqu'on utilise les logiciels libres plutôt que le système d'exploitation propriétaire majoritaire sur ces ordinateurs (Windows de Microsoft). S'il est difficile de faire fonctionner la dernière version de Windows sur un compatible PC agé de plus de 3 ou 4 ans, il est tout à fait possible de faire fonctionner de telles machines, voire même d'encore plus vieilles, dans un environnement équivalent à celui de Windows grace à Linux ou FreeBSD. Ce point ne signifiant en aucune façon que les écoles baties selon nos propositions doivent se contenter de tel matériel, mais qu'on peut grâce au logiciel libre éviter l'osbolescence par trop rapide du matériel informatique, jusqu'à voir ce matériel amorti au point qu'il revienne en définitive moins cher de l'acheter que de le louer: le matériel initial, même en comptant un taux de renouvellement de 20tout en conservant toutes les potentialités du jour de son achat.
De plus, un projet comme le notre, s'il recevait le soutien de l'État, pourrait être l'objet de dons en matériels conséquents, suffisants pour faire encore baisser le prix moyen d'un poste.
Au prix par ordinateur, il faudra ajouter le prix de sa liaison au réseau local de l'école, ou de la salle de cours. On peut évaluer ce prix en moyenne à 600F par ordinateur.
A ce prix, il faut ajouter celui de la connexion à Internet. Dans le cadre de ce projet, il est difficile en effet d'envisager qu'une salle de cours ne soit pas reliée au réseau. Le coût d'une telle liaison est très variable, mais on peut évaluer les besoins d'une école ou d'une classe occupée en permanence à un prix variant de 50000 à 120000 franc par an, en diminution constante, quel que soit le nombre de poste. En supposant qu'on limite ce projet à des classes admettant de 30 à 40 élèves (soit 15 à 20 ordinateurs, à raison de deux élèves par poste), et que la durée moyenne d'un cursus soit d'un mois, chaque formation couterait au maximum 333 francs par élève, et au minimum 104 francs, dans le seul domaine de la connexion à Internet. Ce prix étant divisé par le nombre de classes de chaque école.
De plus, un projet comme le notre, s'il recevait le soutien de l'État, pourrait être l'objet de dons ou de traifs préférentiels dans le domaine dela connectivité, suffisants pour faire encore baisser le prix moyen d'un poste.
Sans compter l'amortissement comptable, en se contentant d'une simple division et en donnant une 'durée de vie' de 4 ans à un ordinateur (ce qui est très sous-évalué: voir le site (en anglais) http://www.monster.us.eu.org/ ), on obtient un prix par 'poste' variant de 401F au maximum à 172F au minimum, ceci en ne comptant qu'une seule "classe" par école.
L'objet du projet précise que la formation est bénévole. Elle est donc gratuite, ou soumise à un simple défraiement. Cependant l'un des buts étant de former des chômeurs au point qu'ils puissent jouer le rôle de formateurs dans les écoles, en les rémunérant sous la forme de contrats à durée déterminée de type CES ou CEJ, ces rémunérations sont à ajouter au prix par poste. La question de savoir si cette addition est positive ou négative, en terme de coût social, relève cependant plus du politique que de la seule comptabilité.
WWWOFFLE - Sat, 12 May 2001 13:21:35 CEST (depuis 53 minutes) - [Effacer|Actualiser:Options|Suivi|Index] - WWWOFFLE